dimanche , 24 septembre 2017
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Installer un serveur Minecraft sur un VPS Debian

Installer un serveur Minecraft sur un VPS Debian
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Si vous avez suivi le tutoriel sur l’installation d’un VPS, vous savez maintenant installer un VPS et le rendre utilisable. Toutefois, cela ne suffit pas pour créer un serveur Minecraft, ce qui sera probablement l’une des principales raisons pour lesquelles vous avez choisi de vous procurer un VPS. Je vous propose donc de continuer à apprendre à vous servir de votre machine, en entrant dans le vif du sujet, et en installant un serveur Minecraft sur votre VPS. Comme dans l’autre tutoriel, vous retrouverez régulièrement des balises “Pour aller plus loin…“, dont la lecture est purement facultative, mais vous expliquera en détails les manipulations effectuées, en apportant un complément d’informations, ce qui pourrait vous aider si vous voulez développer vos connaissances dans le domaine.

Pour suivre cet article, vous devez avoir un VPS correctement configuré, fonctionnant sous Debian 9,  ainsi que quelques connaissances, notamment en terme de vocabulaire. Si vous avez des doutes quant à ce prérequis, je vous invite à (re)lire le tutoriel cité ci-dessus, qui vous suffira pour poursuivre. Notez également que le tutoriel devrait fonctionner sur d’autres versions de Debian, ou sur des distributions, comme Ubuntu, basées sur Debian. Toutefois, je ne garantis pas le fonctionnement sur des distributions autres que Debian 9.

Choisir, configurer et installer un VPS

dividerPréparation de l’environnement

Pour commencer, connectez-vous à votre VPS via SSH, comme nous avons appris à le faire, en utilisant le logiciel PuTTY ou le terminal, en utilisant encore l’utilisateur root. Une fois ceci-fait, nous allons exécuter quelques commandes sur notre VPS. Tout d’abord, mettons à jour la liste des paquets, permettant de s’assurer d’installer les programmes les plus récents, en tapant cette commande :

apt update

Si vous ne l’avez pas fait depuis longtemps, je vous suggère également de mettre à jour le système, ce qui est facultatif, mais conseillé, en utilisant la commande suivante :

apt full-upgrade

Une fois ces deux commandes entrées, nous allons pouvoir commencer à installer cinq paquets, qui seront nécessaires pour la suite des manipulations. Certains peuvent déjà être installés sur le VPS. Pour ce faire, il vous faut entrer la commande suivante :

apt install default-jre screen nano wget git

Pour aller plus loin...

Cette commande nous permet, grâce au gestionnaire de paquets apt, présent sur Debian, et les distributions dérivées, telles qu’Ubuntu ou Linux Mint, d’installer 4 paquets depuis les dépôts de Debian. Ici, les 4 paquets installés auront une utilité dans nos prochaines manipulations.

  • Default-jre est le nom du paquet qui apporte la version conseillée de java, elle peut différer selon la version de Debian. Vous pourriez choisir d’installer java de façon plus directe, en spécifiant le nom du paquet de java (ou plutôt openjre, version open-source de java, présente sur les dépôts de Debian), mais ceci rend la commande plus universelle. Comme vous l’aurez sans-doute compris, cette commande permettra d’exécuter notre serveur. Il s’agit donc d’un paquet fondamental.
  • Screen nous permettra quelque chose de très simple, mais de primordial dans le cas d’un serveur Minecraft, puisque cela permettra de continuer à exécuter des programmes en tâche de fond. Screen présente aussi l’avantage de conserver tous les messages du serveur. Ainsi, lorsque vous revenez sur la console de votre serveur, vous aurez accès aux messages affichés en votre absence.
  • Nano est un éditeur de texte. Il s’agit, en quelque sorte, de l’équivalent de notre bloc-notes Windows, de gedit sur Ubuntu, ou de TextEdit sur Mac OS X. La principale différence avec lesdits logiciels est qu’il fonctionne en lignes de commande, et non en fenêtre, comme les programmes cités. Cela nous permettra de modifier aisément toute sorte de fichiers, notamment de configuration, sans devoir télécharger, puis uploader à nouveau les fichiers après les avoir modifiés. Si l’interface peut sembler un peu barbare, il est, en réalité, très simple d’utilisation, avec un peu de pratique, surtout si l’on le compare à d’autres éditeurs en lignes de commande, tels que vim, ou emacs. Bien qu’il soit moins complet, il suffira amplement à notre utilisation. Si vous avez l’habitude d’utiliser un autre éditeur en lignes de commandes, n’hésitez pas à l’utiliser.
  • Wget, lui-aussi, est généralement installé nativement sur Debian. Il sert à télécharger des fichiers depuis une URL. Nous l’utiliserons, notamment, pour télécharger notre serveur Minecraft, mais vous vous apercevrez très rapidement de l’utilité de cette commande, puisque nous serons fréquemment amenés à l’utiliser, pour ne pas nous compliquer la vie en téléchargeant le fichier, puis en l’uploadant à nouveau sur le serveur.
  • Git, enfin, nous permettra de cloner les dépôts Github, mais, dans le cas présent, nous nous en servirons pour compiler Spigot. Notez que si vous ne voulez pas faire de serveur spigot, l’installation de ce paquet n’est pas obligatoire.

Une fois notre serveur à jour et tous les programmes installés, nous allons créer un utilisateur qui se chargera d’exécuter notre serveur, puisqu’il est peu prudent d’exécuter un serveur en tant que root, utilisateur que vous utilisiez jusqu’à présent, et qui dispose de tous les droits. Cela risquerait d’exposer notre serveur à d’importantes vulnérabilités inutilement. Créons donc un nouvel utilisateur en tapant cette commande :

adduser minecraft --disabled-login --disabled-password

Par la suite, quelques informations vont sont demandées, je vous invite à ne rien entrer, et de simplement appuyer sur la touche “entrée“, en guise de réponse à chaque question. Une fois ceci fait, la création de notre nouvel utilisateur est achevée. Comme vous l’aurez constaté, nous n’avons spécifié aucun mot de passe, ce qui est normal. Notre compte ne sera pas accessible par SSH, et ne le sera qu’à travers le compte root que, par chance, nous utilisons actuellement. Je vous invite, pour ce faire, à taper la commande suivante :

su - minecraft

Cette commande vous permet d’utiliser le compte que nous venons de créer. Puisque vous n’êtes plus root, vous avez bien moins de permissions, notamment celle d’installer des programmes. Mais cela nous importe peu, puisque ce n’est pas l’objectif de notre compte minecraft, qui servira à lancer notre serveur en toute sécurité. Vous verrez qu’à gauche de la commande, root devrait être remplacé par minecraft. Pour revenir sur root, tapez la commande “exit”, ou utilisez le raccourci clavier Ctrl D. Puisque nous venons de créer un utilisateur, un nouveau dossier, intitulé “minecraft”, vient d’apparaître dans le dossier /home/. C’est celui dans lequel vous arrivez lorsque vous vous connectez sur votre nouveau compte. Ce dossier est le dossier personnel de l’utilisateur minecraft. Il s’agit d’un dossier sur lequel lui-seul a tous les droits. Ainsi, les autres utilisateurs, à l’exception de root, ne peuvent ni modifier, ni lire, ni exécuter ce qui s’y situe. En revanche, nous pouvons tout y faire ce qui est justement notre objectif. Maintenant, nous finirons en créant un dossier pour notre serveur, dans notre dossier personnel, dans lequel vous êtes.

Pensez bien à exécuter la commande qui suit avec l’utilisateur minecraft, sans quoi vous risqueriez de créer ce dossier au mauvais endroit, et de le restreindre à l’utilisateur root, ce qui constitue précisément les deux problèmes que nous cherchons à éviter.
mkdir ~/server && cd ~/server

Cette commande aura pour effet de créer un dossier “server”, à la racine de votre dossier personnel (donc, il créera /home/minecraft/server, si vous avez fait ce qu’il fallait), ainsi que d’y accéder. Notez qu’ici, nous avons utilisé un raccourci, en utilisant le tilde (~). Notez que toute personne évoquant ce caractère par un terme tel que “vagues” sera fouetté à de nombreuses reprises. Une fois que notre VPS est prêt à accueillir notre serveur, nous pouvons commencer l’installation. Notez également qu’à partir de maintenant, la procédure varie en fonction du type de serveur que vous souhaitez installer. Nous traiterons les serveurs vanilla, les serveurs spigot, pour les plugins, et les serveurs forge, pour les mods. Si vous êtes intéressé par l’installation d’un type de serveur particulier, je vous invite à cliquer sur les boutons ci-dessus pour sauter immédiatement à ce qui vous intéresse.

Serveur Vanilla Serveur Spigot Serveur Forge

dividerInstaller un serveur Vanilla

Commençons par le plus simple : l’installation d’un serveur Minecraft Vanilla. En effet, l’installation d’un serveur Vanilla nécessite simplement de télécharger, puis exécuter le serveur, ce qui est beaucoup plus simple que pour Spigot et Forge. Commençons par quitter quelques secondes notre console, pour ouvrir… Minecraft, où plus précisément le nouveau launcher. Pas question de lancer le jeu. Pour commencer, connectez-vous, puis cliquez sur le menu hamburger en haut à droite, encadré en rouge sur la capture d’écran ci-dessous :

installer

Puis choisissez “Options de lancement”. Si vous avez déjà un profil utilisant la version que vous voulez, cliquez dessus pour le modifier. À côté de la version, vous verrez un lien “Télécharger le serveur“. Votre navigateur s’ouvre, il ne vous reste plus qu’à récupérer l’URL qui apparaît dans votre barre d’adresse (via un copier-coller). Si le profil n’existe pas, vous l’aurez compris, vous devrez le créer. Notez que cela ne fonctionne pas avec les profils utilisant les versions modifiées, telles qu’Optifine ou Forge. Notez également que cela ne fonctionne qu’avec le nouveau launcher. Une fois l’URL récupérée, fermez votre launcher, et retournez à votre terminal. Tapez la commande suivante, qui aura pour effet de télécharger le serveur sur votre VPS. Vérifiez bien que vous soyez dans le bon dossier avant de l’exécuter :

wget <lien du serveur>

Au bout de quelques secondes, le VPS vous rend la console, le serveur est téléchargé et nous pouvons passer à la suite. Avant de lancer notre serveur pour la première fois, nous allons accepter l’EULA, pour éviter que notre serveur se coupe instantanément. Tapez donc, dans le même dossier, la commande suivante :

echo "eula=true" > eula.txt

Cette commande aura pour effet de créer le fichier eula.txt à la racine de votre serveur. Ce fichier contiendra “eula=true“, ce qui signifiera au serveur Minecraft que l’on accepte les conditions d’utilisations de Minecraft, ce qui permettra au serveur de se lancer. Une fois ceci-fait, votre serveur est prêt à se lancer. Vous pourrez donc l’exécuter via la commande suivante :

java -jar fichierduserveurtelecharge.jar

Ceci aura pour effet de lancer le serveur. Vous pouvez maintenant utiliser SFTP pour transférer vos maps si besoin. Toutefois, je vous conseille de suivre la suite de ce tutoriel, pour avoir davantage de détails quant au lancement du serveur. Notez que vous pouvez, en attendant, éteindre le serveur en utilisant la commande “stop

Sauter à la suite du tutoriel

dividerInstaller un serveur Spigot

Pour installer un serveur Spigot, la procédure se complique. En effet, au contraire d’un serveur Vanilla, notamment pour des raisons légales, il n’est pas possible de télécharger Spigot directement depuis un lien officiel. Nous allons donc le compiler nous-même, ce qui aura pour avantage d’être une procédure pérenne, puisqu’elle permet de récupérer toutes les versions de Spigot de la même manière. Avant toute chose, nous allons créer un dossier, dans lequel tous les fichiers produits par BuildTools seront placés. Exécutez donc cette commande pour le créer, puis s’y rendre directement.

mkdir BuildTools && cd BuildTools

Nous allons commencer par télécharger BuildTools, qui nous permettra de télécharger, puis de compiler Spigot. Ne vous inquiétez pas, malgré son apparence barbare, cette procédure est très simple. Le lien renvoyant toujours vers la dernière version de l’outil, nous ne nous compliquerons pas la vie à récupérer l’URL. Je vous invite à exécuter la commande suivante, pour télécharger BuildTools dans le dossier que nous venons de créer.

wget https://hub.spigotmc.org/jenkins/job/BuildTools/lastSuccessfulBuild/artifact/target/BuildTools.jar

Une fois le téléchargement fini, exécutez cette commande, pour configurer git, nécessaire pour compiler Spigot.

git config --global --unset core.autocrlf

Maintenant, nous allons pouvoir exécuter BuildTools, ce qui téléchargera puis compilera Spigot. La commande à exécuter est très simple :

java -jar BuildTools.jar
Note : Ceci aura pour effet de télécharger la dernière version de Spigot, si vous voulez télécharger une version antérieure, je vous invite à ajouter, après cette commande, le paramètre “–rev version”. Ce qui donnera, par exemple, pour la version 1.11.2 :

java -jar BuildTools.jar --rev 1.11.2

De nombreux messages défileront dans la console pendant quelques minutes. Une fois la procédure finie, nous allons récupérer un unique fichier, normalement dans le même dossier que BuildTools : spigot.jar. Nous allons donc le renvoyer dans le dossier parent, là où prendra place le serveur. Pour ce faire, copions le fichier dans le dossier parent, grâce à la commande cp :

cp spigot-version.jar ../spigot.jar

Pour aller plus loin : Explications sur cette commande

La commande “cp” fait partie des commandes basiques de Linux. Elle a pour effet de copier un fichier ou un dossier d’un emplacement à un autre. Ici, on utilise également “../”, ce qui signifie que l’on remonte d’un niveau. Ainsi, si on se situe dans le dossier “/home/minecraft/server/BuildTools“, “../” vous renverra dans le dossier “/home/minecraft/server“.

Par la suite, revenons à notre tour dans le dossier parent,  avec la commande cd :

cd ../

Si l’on exécute la commande “ls”, on voit que le dossier BuildTools est accompagné du fichier spigot.jar que nous avons ramené. Comme pour le serveur Vanilla, l’exécution risque de bloquer si on n’accepte pas l’EULA. C’est pourquoi nous devons taper la commande suivante :

echo "eula=true" > eula.txt

Ce qui aura pour effet de créer un fichier “eula.txt”, contenant “eula=true”, ce qui permettra au serveur de se lancer, puisqu’il comprendra que nous acceptons les conditions d’utilisation de Minecraft. Maintenant, il ne nous reste plus qu’à lancer notre serveur par la même commande que BuildTools :

java -jar spigot.jar -nogui

Maintenant, vous pouvez transférer vos maps ou vos plugins via SFTP, ou grâce à la commande wget que nous avons vu précédemment, et qui permet de télécharger des fichiers depuis un serveur distant. Notez que, pour stopper le serveur, vous devez exécuter la commande “stop“. Si vous n’êtes pas intéressé par la procédure d’installation d’un serveur Forge, je vous propose tout de même de suivre la dernière partie du tutoriel, qui vous donnera des informations supplémentaires, vous permettant d’utiliser votre serveur au mieux.

Sauter à la suite du tutoriel

dividerInstaller un serveur Forge

Dernier cas de figure qui sera traité dans cet article, l’installation d’un serveur Forge, pour profiter de mods sur son serveur. La procédure d’installation est, une nouvelle fois, différente. Mais n’ayez crainte, cela reste très simple. Commençons par télécharger Forge, ou plutôt l’installeur de notre serveur. Pour ce faire, il faut d’abord obtenir le lien de téléchargement. Nous pouvons l’obtenir très simplement, en se rendant sur la page de téléchargement de Forge. Choisissez la version de Forge que vous désirez, puis cliquez sur le lien noté “Installer“, pensez bien à ne pas le confondre avec “Installer Windows“, qui ne nous sera d’aucune utilité. Une fois que vous avez cliqué sur le lien, vous êtes redirigé vers une page de publicité. Au bout de quelques secondes, en haut à droite, un lien “Skip” apparaît. Toutefois, nous ne suivrons pas ce lien. À la place, faites un clic-droit, puis, dans le menu contextuel, cliquez sur le lien qui permet de “Copier l’adresse du lien” (l’intitulé peut varier en fonction du navigateur), comme sur la capture d’écran ci-dessous.

installer

Une fois le lien dans le presse-papier, reprenez votre terminal, tapez “wget”, puis, après un espace, collez le lien obtenu.

Le raccourci clavier habituel ne fonctionnera pas sur le terminal. Pour coller un texte, sur PuTTY, il faut faire un clic-droit, ce qui collera automatiquement le texte du presse-papier. Sur Linux et Mac OS X, il vous sera possible de coller le texte via le menu du terminal, ou avec le raccourci clavier Ctrl Shift V.

Vous devriez donc obtenir une commande similaire à celle-ci :

wget http://files.minecraftforge.net/maven/net/minecraftforge/forge/1.12-14.21.1.2428/forge-1.12-14.21.1.2428-installer.jar

L’installeur sera placé dans le dossier que nous venons de créer pour notre serveur. Maintenant, il nous faut installer le serveur. Pour ce faire, nous exécuterons la commande suivante :

java -jar forge-version-installer.jar --installServer
Pour éviter de taper l’intégralité du nom du fichier, je vous invite à utiliser la touche Tab, qui a pour effet de compléter automatiquement ce que vous avez tapé, comme sur Minecraft. Par conséquent, il vous suffira de taper “java -jar for”, puis de tabuler pour avoir le nom complet du fichier.

Comme vous pouvez le constater, nous indiquons une option supplémentaire à l’installeur. En effet, celui-ci est conçu pour s’exécuter sous la forme d’une fenêtre d’installation. Toutefois, puisque notre serveur n’a qu’un terminal, nous ne pouvons pas utiliser l’installeur de cette manière. Il faut donc dire directement au programme d’installer le serveur. Le serveur va donc télécharger, puis installer le serveur, en l’espace de quelques secondes, puis vous rendre la console. Nous allons maintenant supprimer l’installeur, qui ne nous est plus d’aucune utilité. Pour ce faire, nous allons taper la commande suivante :

rm forge-version-installer.jar
Faites attention à bien supprimer le fichier dont le nom se finit par “installer”, puisqu’un nouveau fichier portant presque le même nom (à la différence près qu’il se finit par “universal”, et non “installer”) a été créé, et que c’est lui qui va nous servir à lancer notre serveur.

Une fois débarrassé de l’installeur, pour plus de clarté, nous allons renommer le second fichier en question, pour avoir un nom plus facile à retenir. Par exemple, nous le renommerons “forge-server.jar” avec cette commande :

mv forge-version-universal.jar forge-server.jar

Une fois ceci fait, il va nous falloir accepter les conditions générales d’utilisation de Minecraft. Nous taperons donc une commande, qui aura pour effet de créer un fichier “eula.txt”, qui permettra au serveur de fonctionner correctement, puisqu’il comprendra que nous acceptons l’EULA :

echo "eula=true" > eula.txt

Une fois ceci fait, notre serveur est fonctionnel. Vous pouvez maintenant le lancer avec la commande suivante :

java -jar forge-server.jar -nogui

Vous pouvez maintenant envoyer vos maps et vos mods via SFTP, ou les télécharger grâce à wget. Toutefois, je vous propose de suivre le prochain chapitre de ce tutoriel, qui traitera des différentes options de lancement, et de différentes façons d’améliorer le fonctionnement de notre serveur fraîchement installé.

dividerQuelques conseils pour profiter au mieux de son serveur


Utiliser Nano pour modifier les fichiers de configuration

Pour modifier les fichiers de configuration de votre serveur, vous aviez peut-être envisagé une solution, telle que le téléchargement du fichier via SFTP, la modification en local, puis l’envoi sur le serveur par la même méthode. Toutefois, pour de petites modifications, il conviendra généralement d’utiliser l’éditeur de texte en ligne de commandes Nano, que nous avons installé. Comme son nom l’indique, il s’agit d’un éditeur de texte assez minimaliste, mais qui a l’avantage d’être très simple à utiliser. C’est donc lui que nous emploierons pour modifier les fichiers de notre serveur. Pour le lancer, il suffit de taper “nano”, suivi du nom de fichier que nous voulons modifier, ou créer. Pour l’exemple, nous modifierons le fichier server.properties. Voici donc la commande à taper pour modifier ce fichier :

nano server.properties -m
Les lecteurs les plus attentifs constateront que j’ai rajouté l’option “-m”. Elle est tout-à-fait facultative, mais permet de déplacer le curseur en se servant de la souris.

Une fois cette commande tapée. une interface à l’apparence barbare apparaîtra sur votre terminal. Comme vous pouvez le voir, dans la partie inférieure de l’interface, vous aurez une liste des principaux raccourcis claviers, notez que le caractère ^ correspond à la touche Ctrl de votre clavier. Toutefois, je vous expliquerais ici les principaux raccourcis dont vous aurez besoin. Revenons donc à la partie “édition de texte” brute. Vous pouvez vous y déplacer, vous en doutez, via les touches directionnelles de votre clavier. Le fonctionnement global de la chose est similaire à celui du bloc-notes Windows, ou de TextEdit, sur Mac OS X.

installerL’interface terrifiante de Nano

Je ne détaillerais pas davantage la configuration d’un serveur Minecraft, mais je vous conseille néanmoins de changer le port par défaut si vous comptez utiliser plusieurs serveurs Minecraft sur le même VPS. Vous pouvez enregistrer le fichier avec le raccourci Ctrl – O. Vous pouvez aussi quitter l’éditeur, qui vous proposera alors de sauvegarder, grâce au raccourci Ctrl – X. Notez que vous pouvez annuler l’action précédente grâce au raccourci Alt – U.

N’utilisez jamais la combinaison Ctrl – Z pour annuler une action, puisqu’elle aura pour effet de passer Nano en arrière-plan. Si toutefois, par réflexe, il vous arrive d’utiliser cette combinaison accidentellement, je vous invite à taper la commande suivante, ce qui aura pour effet de repasser Nano en premier plan :

fg

Limiter la RAM allouée à votre serveur

Si vous souhaitez disposer de plusieurs services, ou plusieurs serveurs, sur votre VPS, il peut être utile de limiter la RAM qui lui est allouée. Par défaut, le serveur pourra utiliser toute la RAM qui est à sa disposition. Toutefois, il est possible, par une simple option java, de limiter la RAM qui lui sera accessible. Vous devrez ajouter à la ligne de lancement le texte “-Xmx“, directement suivi par le volume de RAM que vous souhaitez lui allouer. La taille peut s’exprimer en diverses unités, mais nous n’évoquerons que les Mégaoctets et les Gigaoctets, puisque l’usage d’unités plus élevées, ou inférieures, n’aura rarement de sens. Pour les Mégaoctets, il faut faire suivre la taille de la lettre “M”, en majuscule. Quant aux gigaoctets, il faut faire suivre la taille de la lettre “G”, aussi en majuscule. Ainsi, pour plus de clarté, voici deux exemples qui permettront de limiter la RAM allouée au serveur à 1 Gigaoctet :

java -jar fichier-du-serveur.jar -Xmx1024M
java -jar fichier-du-serveur.jar -Xmx1G

Vous pouvez bien-sûr modifier cette commande selon vos besoins. Maintenant, essayons de simplifier le lancement du serveur. En effet, la commande nécessaire peut être assez compliquée, et la taper de tête n’est pas forcément chose aisée. Pour ce faire, nous allons créer un fichier de commandes Linux, qui simplifiera l’action à accomplir. Nous pourrions utiliser Nano pour créer le fichier. Toutefois, puisqu’il ne comportera qu’une ligne, nous le créerons directement en utilisant echo, comme pour le fichier eula.txt.

echo "java -jar fichier-du-serveur.jar -Xmx1G" > launch.sh
Pensez à modifier le texte entre guillemets pour correspondre à la commande que vous tapez.

Maintenant, nous pourrons lancer ce serveur via ce fichier, ce qui raccourcira sensiblement la commande que nous taperons, puisqu’il suffira de taper la commande suivante pour exécuter votre script fraîchement créé, et donc votre serveur :

sh launch.sh

Pour aller plus loin...

Nous venons de créer un fichiers de commande shell. C’est l’équivalent des fichiers .bat sur Windows, et cela nous permet de simplifier l’exécution d’une commande, ou, plus fréquemment, d’une suite de commandes. Ce type de script est très utilisé sur Linux, pour simplifier les actions d’administration.

Utiliser Screen pour poursuivre le fonctionnement du serveur même après déconnexion SSH

Si vous avez fait quelques essais, vous avez remarqué que votre serveur se stoppe dès que vous vous déconnectez du SSH de votre serveur, ce qui est assez peu pratique. Nous pourrions utiliser le raccourci clavier Ctrl – Z, pour passer le serveur en arrière-plan, mais cela le stoppera. Nous devons donc utiliser un programme qui permet de créer un terminal secondaire, non-lié au SSH. C’est toute l’utilité de GNU/Screen, que nous avons installé au début de ce tutoriel. Grâce à ce programme, vous pourrez continuer à effectuer des actions sur votre VPS pendant le fonctionnement de votre serveur. Vous pourrez également faire fonctionner plusieurs serveurs à la fois, et le serveur continuera à fonctionner lorsque nous clorons la connexion en SSH. En outre, vous aurez accès aux messages envoyés par le serveur en votre absence, utile pour suivre les raisons d’un crash, par exemple. Pour commencer, nous allons “ouvrir” un nouveau screen. Pour ce faire, tapez la commande suivante :

screen

Il est difficile de faire plus simple, n’est-ce pas ? Une fois cette commande tapée, il vous sera demandé d’accepter les conditions d’utilisations de Screen. Appuyez sur la touche “Entrée”, pour poursuivre. Vous vous retrouvez donc sur un terminal, au même endroit que là où vous étiez, et sur le même utilisateur. Maintenant, c’est très simple. Lancez votre serveur, par la commande habituelle. Il se lancera, vous pourrez vous déconnecter du SSH. C’est vraiment simple. Si vous souhaitez revenir à la console de votre VPS, pour faire une action en parallèle, par exemple, il vous suffit d’utiliser le raccourci clavier Ctrl – A – D, qui aura pour effet de quitter le screen, qui continuera à fonctionner. Vous pourrez revenir dessus en tapant la commande suivante :

screen -x

Vous pouvez également fermer un screen en utilisant le raccourci clavier Ctrl – D, ou en tapant la commande “exit“. Notez enfin que vous pouvez ouvrir autant de screens que vous souhaitez, en utilisant la commande “screen” pour en ouvrir de nouveaux. Dans ce cas, la commande “screen -x” aura pour effet de lister les screens ouverts. Vous constaterez que chaque screen est identifié par un nombre, généralement à 5 chiffres. Ainsi, pour revenir sur le screen de votre choix, il vous suffira de taper la commande “screen -x”, suivie de l’identifiant du screen. Par conséquent, si le screen sur lequel vous souhaitez revenir porte l’identifiant 15737, la commande à taper sera la suivante :

screen -x 15737

Vous savez maintenant tout ce qu’il convient de savoir pour faire fonctionner un ou plusieurs serveurs Minecraft sur votre VPS. Pour finir, je vous rappelle que vous pouvez vous connecter à votre serveur Minecraft avec l’adresse IP de votre VPS, éventuellement suivie du port, si différent de 25565. Ainsi, pour un VPS dont l’adresse IP est 172.23.12.5, par exemple, les adresses à taper seront les suivantes, respectivement pour un serveur utilisant le port 25565 (par défaut), et un serveur utilisant le port 25500 :

172.23.12.5

172.23.12.5:25000

Maintenant, vous pouvez utiliser votre serveur comme vous le souhaitez, en uploadant vos maps, mods ou plugins. Vous pouvez maintenant, si vous le souhaitez, installer un serveur vocal, un serveur web, ou d’autres services, en fonction de vos besoins. Si vous avez une question, ou que vous n’avez pas compris un point de l’article, n’hésitez pas à poster un commentaire. Je m réjouirais d’y répondre. Bon jeu à tous !

Image de Une réalisée par GreenLenux.

A propos de Dracoctix

Salut à tous, alors, vous allez bien? Moi c'est Draco, rédacteur pour MC-FR ! Vous pouvez venir sur le forum et le flooda (n'hésitez pas à me poser des questions) vous pouvez également me suivre sur twitter ;)

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13 Commentaires sur "Installer un serveur Minecraft sur un VPS Debian"

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Zer00CooL
Invité

Je charge le dernier .jar du serveur officiel sur ma distribution Debian 9.

Je crée un dossier minecraft sous Debian et je décompresse le contenu de archive.jar

Je crée un fichier eula.txt qui contient eula=true

Je lance le fichier archive.jar qui va travailler jusqu’à arriver à 90% avec la commande java -jar archive.jar

Il n’arrive pas à 100%

Je “stop” depuis l’installeur.

Et puis, je suis bloqué, comment continuer, pour lancer le serveur ?

Membre

Super tuto !

SkytAsul
Invité

Sylfaen un VPN sert à beaucoup plus de choses que ça, mais oui, tu as raison, un VPS n’a rien à voir avec une VPN.

C’est cool que le tuto soit remis au goût du jour !

Sylfaen
Membre

@piloup Tu ne peux pas, un VPN n’est pas un VPS. Un VPN est un réseau privé virtuel permettant de modifier l’adresse ip.

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