Sue Jacquot, connue en ligne sous le nom de GrammaCrackers, a une nouvelle fois attiré l’attention de la communauté Minecraft, mais dans des circonstances bien différentes de celles qui l’avaient rendue populaire. Cette joueuse de 81 ans, suivie pour ses vidéos et streams sur Minecraft, a été victime d’un swatting dans la nuit du 18 mai, alors qu’un live était en cours sur Twitch.
Le swatting consiste à envoyer volontairement de fausses informations aux services d’urgence afin de provoquer l’intervention d’unités de police lourdement équipées chez une personne ciblée. Dans le cas de GrammaCrackers, des policiers armés sont entrés dans la pièce où se déroulait le direct, sous les yeux des spectateurs. Le stream n’a pas été coupé, car la créatrice était engagée dans un marathon diffusé en continu.
Une réaction inattendue après l’intervention
Le lendemain, Sue Jacquot est revenue sur l’incident avec son petit-fils à ses côtés. Loin de dramatiser la scène, elle a raconté avoir dormi lorsque la police est arrivée, avant d’être escortée hors de chez elle. Elle a même décrit l’épisode avec humour, expliquant qu’elle avait trouvé cela “plutôt amusant”, notamment parce que sa famille l’avait entourée et rassurée après l’intervention.
Son petit-fils a précisé que l’opération aurait mobilisé une vingtaine de voitures de police, plusieurs membres du SWAT et des drones autour de la maison. Malgré l’ampleur du dispositif, GrammaCrackers a expliqué ne jamais s’être sentie en danger une fois la situation clarifiée. Les agents auraient également pris soin de ne pas abîmer son matériel de streaming et d’éviter autant que possible la caméra pendant la fouille.
Pourquoi GrammaCrackers est devenue connue
Avant cet incident, GrammaCrackers s’était fait connaître pour une raison bien plus positive. Sue Jacquot avait lancé sa chaîne YouTube après avoir découvert Minecraft avec ses petits-enfants, notamment pour soutenir son petit-fils Jack Self, atteint d’un sarcome. Les revenus générés par ses vidéos et les dons associés à sa communauté ont contribué à financer une partie de ses frais médicaux.
Son histoire avait rapidement circulé dans les médias anglophones, car elle réunissait plusieurs éléments rarement associés : une joueuse âgée découvrant Minecraft, une démarche familiale, et une communauté mobilisée autour d’un objectif concret. Selon plusieurs articles publiés en début d’année, Jack Self est désormais annoncé comme étant cancer-free, après un long traitement.
Un incident qui rappelle les risques du streaming
Même si GrammaCrackers a choisi d’en parler avec légèreté, l’incident reste sérieux. Le swatting n’est pas une simple mauvaise blague : il peut mettre en danger la personne visée, les forces de l’ordre et les proches présents sur place. Le phénomène touche régulièrement des streamers, car leur exposition publique facilite parfois les tentatives de harcèlement.
Dans ce cas précis, l’affaire choque d’autant plus que GrammaCrackers s’est construite une image très éloignée des contenus polémiques habituels. Sa chaîne repose sur une pratique simple de Minecraft, une relation familiale et une communauté qui s’est formée autour de son apprentissage du jeu.
L’identité de la personne à l’origine du signalement reste inconnue à ce stade. L’épisode aura au moins montré une chose : même confrontée à une situation particulièrement tendue, GrammaCrackers a conservé le ton calme et décalé qui a fait sa popularité.






